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Plus d'une vie à sauver

8/17/2020

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AUTEUR : Cynthia Kali
​MAISON D'EDITION :​  ​Autoéditions
​DATE DE SORTIE : 2020
NOMBRE DE PAGES : 180
PRIX :  12,99 euros
GENRE :​ ​Roman réaliste / romance
RESUME :

Malheureuse en ménage et atteinte d'une maladie qui la rend stérile, Karen Liam n'a plus goût à la vie. Elle décide de quitter Londres pour la Grèce. Là-bas, elle veut devenir bénévole au sein d'un camp de réfugiés.
Pour assurer ce genre de mission humanitaire, mieux vaut avoir le cœur accroché. Karen va l'apprendre à ses dépens !
Cette aventure humaine, forte en émotions et en rebondissements, va redonner bien plus qu'un sens à sa vie, elle va la bouleverser !

De l'engagement et des rencontres. De l'espoir pour de nouveaux départs !

CHRONIQUE :

« Plus d’une vie à sauver » est un roman écrit et autoédité par Cynthia Kali. Un ouvrage qui aborde une thématique intéressante et que j’ai pris plaisir à lire.
Merci à l’auteure pour l’envoi de ce service presse numérique.
 
Dans ce livre, l’auteure donne la parole à Karen, une jeune femme d’origine anglaise. Issue d’une famille aimante et s’apprêtant à épouser le fils d’un ami de la famille, Karen devrait être heureuse. Pourtant, elle a l’impression que sa vie lui échappe. L’impression d’être coincée dans une existence qui ne lui appartient pas. Son mari se permet de prendre toutes les décisions, ne lui laissant aucune marge de manœuvre, et une malade incurable lui a ôté toutes les chances de pouvoir être mère. Bien décidée à se rendre utile, Karen décide de partir en Grèce pour venir en aide aux migrants. Une annonce qui va détonner comme une bombe au sein de sa famille… et qui va irrévocablement changer le destin de la jeune femme.
 
Ayant été amenée à réaliser plusieurs stages auprès de réfugiés dans le cadre de mes études, je ne pouvais que me sentir concernée par un tel sujet et avoir envie de découvrir ce roman. Le titre en lui-même est déjà très parlant et percutant.
 
Tout est raconté du point de vue de Karen, le personnage principal. Le lecteur se retrouve propulsé dans sa tête, témoin de ses peines, de ses envies et de ses espérances. Le texte est donc écrit très simplement, comme si la jeune femme racontait ce qui lui arrivait. Cette dernière est très attachante. Peu de personnes abandonnent leur existence pour se consacrer aux autres. Karen, altruiste et empathique, l’a fait et le tableau désolant qui s’offre à présent à elle n’a pas de quoi la ravir. Elle se sent perdue au milieu de la marée de corps qui s’amoncellent sur les côtes de la Grèce. Tant de corps, vivants et morts, qui s’agglutinent sous ses yeux… et seulement deux mains pour leur venir en aide. Le lecteur assiste à la désillusion de Karen pour qui le bénévolat se révèle insurmontable. Pourtant, lorsqu’une jeune syrienne débarque en Grèce et s’accroche à son bras comme à une bouée de sauvetage, Karen ne la lâche pas et est prête à tout pour emmener sa protégée en lieux sûrs, même à transgresser les règles.
 
L’amitié qui se tisse entre les deux jeunes femmes est bouleversante. Alors que les bénévoles doivent faire leur travail et aider les migrants à la chaîne, peu de place est laissée aux sentiments. Pourtant, il est impossible de rester insensible face à la détresse qui se dégage de ces êtres victimes de la barbarie humaine qui détruit tout, même la vie.

Des personnages qui défendent des valeurs touchantes et qui font preuve d'humanité.
 
Ce roman retrace avec justesse le parcours des migrants qui risquent leur vie tous les jours pour trouver un pays accueillant dans lequel ils pourront exister sans risquer de se faire tuer. Il dépeint avec sensibilité le quotidien des bénévoles qui consacrent leur vie ou leurs vacances afin d’offrir un peu de chaleur à des personnes qui ont tout perdu. La dureté des lois qui régissent la prise en charge des migrants est elle aussi évoquée, surtout en ce qui concerne l’adoption des orphelins qui ont perdu leurs parents pendant la traversée d’une mer inhospitalière…
 
Le seul point négatif que je peux soulever concernant ce récit est la romance trop présente. Alors que Karen annule son mariage et débute une nouvelle existence auprès des réfugiés, elle fait la rencontre d’un autre bénévole qui partage les mêmes aspirations. Un bénévole qui va devenir un véritable pilier pour elle et qui éprouve ses sentiments. Si cette romance atténue la dureté présente dans les camps et apporte un peu de baume au cœur des réfugiés, je trouve que l’auteure s’est trop attardée sur leur idylle dans la seconde partie de l’histoire, y consacrant de nombreux chapitres. Dès lors, les tâches réalisées par les bénévoles sont passées au second plan alors qu’elles étaient tout l’intérêt de ce texte.
 
La fin de l’histoire est remplie de douceur et d’espoir. Elle ne conclut pas le récit, mais le laisse se poursuivre au-delà des lignes.
 
En résumé, il s’agit d’un roman qui plonge le lecteur au cœur du quotidien des migrants et bénévoles, pour le meilleur et pour le pire… 

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