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Lullaby

9/27/2021

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AUTEUR 
: Cécile Guillot
​MAISON D'EDITION : Editions du Chat Noir
​DATE DE SORTIE : ​2021
NOMBRE DE PAGES : 106
PRIX : 12 euros
GENRE : Fantastique
RESUME :

États-Unis, années 20.
Hazel aime écrire des histoires horrifiques et rêve de devenir écrivain. Son cœur bat pour sa jolie voisine, Blanche. Mais quand ses parents découvrent ses diverses inclinations, ils s’en indignent et décident de la faire interner à Montrose Asylum.
Là-bas, elle rencontre la fougueuse Jo et la fragile Lulla. Toutes les trois vont suivre la mystérieuse berceuse qui s’élève la nuit, les menant au sein d’un jardin abandonné…

CHRONIQUE :

« Lullaby » est une novella écrite par Cécile Guillot et publiée par les Editions du Chat Noir. Un récit court, mais prenant, que j’ai lu sans m’arrêter.
 
Hazel est passionnée par les livres et écrit des histoires jalonnées de monstres. Elle rêve de devenir écrivain et de pouvoir aimer sa voisine, Blanche. Lorsque ses parents découvrent ses terribles secrets, ils internent Hazel à Montrose Asylum. Dans cet asile, elle fera la rencontre de femmes hors du commun et découvrira un jardin abandonné…
 
L’histoire se déroule dans les années 20, aux Etats-Unis. Dès le départ, le décor est planté et les mœurs de l’époque sont dévoilées. L’auteure aborde alors la condition de la femme et la place qu’elle devait tenir dans la société de l’époque. Une place dérisoire, aux côtés de son mari. Un mari intelligent, apte à prendre toutes les décisions et à mener des affaires d’une main de maître. Un maître qui rentrait chez lui pour retrouver sa femme ignorante, s’occupant de la maison et des enfants en son absence.
À travers son héroïne, Cécile Guillot fait passer un message féministe.
Hazel n’est pas comme les autres jeunes femmes de son temps. Elle ne rêve pas de mariage. Elle ne tient pas à fonder une famille et à obéir à un mari. Elle veut pouvoir fourrer son nez dans les livres et écrire. Ecrire pour libérer les monstres qui prennent vie dans son inconscient et laisser fleurir son propre jardin. Son tempérament survolté et son envie d’émancipation transpirent par chacun de ses gestes, ce qui la condamnera. Mais Hazel est une femme forte. Une femme incomprise. La décision de ses parents ne fera que renforcer sa détermination et lui donner envie de défendre ses valeurs.
Enfermée elle aussi pour avoir troublé les croyances de son époque, la fougueuse Jo va devenir un pilier pour Hazel et l’aider à survivre dans cet asile où les femmes ne sont que des objets à étudier… et à détruire.
Quant à Lulla, elle incarne la fragilité et l’évanescence de la femme, capable de se transcender la vie.
Trois femmes au destin tragique. Trois femmes qui vont devoir se battre pour faire entendre leur voix et exister. Surtout pour exister.
 
Si l’asile psychiatrique n’est pas un lieu enchanteur et que la folie risque de vous sauter dessus à chaque instant, l’auteure est parvenue à faire entrer un brin de magie grâce à un jardin abandonné. Un jardin que tous les esprits ne peuvent pas percevoir, mais qui se révèle accessible pour ceux qui ont de l’imagination. Cependant, si les plantes sont capables d’apparaître, les monstres aussi peuvent surgir de notre esprit…
 
Encore une fois, le style de Cécile Guillot a su me transporter. Rythmée par une berceuse aux sonorités mélodieuses, l’intrigue se dévoile petit à petit. L’auteure ne se précipite pas et prend le temps de décrire ses personnages et les lieux dans lesquels ils évoluent, permettant au lecteur de s’enfoncer dans le jardin mystérieux de l’inconscient. L’auteure a instauré une ambiance pesante tout au long de son œuvre, sans oublier d’insuffler à sa plume sa douceur coutumière.
 
En résumé, cette novella aux accents oniriques plonge le lecteur au cœur d’un asile regroupant des femmes au caractère tempétueux. Un récit qui aborde l’émancipation féminine à travers des figures à la sensibilité aussi touchante que troublante.
 
Merci à l’auteure pour ce moment de lecture incroyable et à l’équipe éditoriale d’avoir réalisé une mise en page aussi sublime ! 
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