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Le Dieu oiseau

9/18/2020

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AUTEUR :
 Aurélie Wellenstein
​MAISON D'EDITION :​  ​Editions Scrineo
​DATE DE SORTIE : 2018
NOMBRE DE PAGES : 333
PRIX :  16,90 euros 
GENRE :​ ​​Dark fantasy
RESUME :

Une île. Dix clans. Tous les dix ans, une compétition détermine quel clan va dominer l’île pour la décennie à venir. Les perdants subiront la tradition du « banquet » : une journée d’orgie où les vainqueurs peuvent réduire en esclavage, tuer, violer, et même dévorer leurs adversaires.
Il y a dix ans, Faolan, fils du chef de clan déchu, a assisté au massacre de sa famille. Sauvé par le fils du chef victorieux, Torok, il est depuis lors son esclave et doit subir ses fantaisies perverses. Sa seule perspective d’avenir est de participer à la compétition de « l’homme-oiseau », afin de renverser l’équilibre des pouvoirs en place et de se venger.
Qui du maître ou de l’esclave va remporter la bataille ? Quel enjeu pour les habitants de l’île ? Quel est le prix à payer pour la victoire ?

CHRONIQUE :

« Le dieu oiseau » est un roman écrit par Aurélie Wellenstein et publié par les Editions Scrineo. Voilà longtemps que ce livre me faisait de l’œil et j’ai donc craqué sur cette merveille, suivant les conseils d’une amie (stranger_feline sur instagram).
J’ai beaucoup apprécié ce récit !
 
Dans ce roman, l’auteure entraîne ses lecteurs sur une île coupée du monde où vivent dix clans. Tous les dix ans, ces derniers s’affrontent lors d’une compétition pour savoir quel groupe va dominer les autres pendant une décennie, réduisant leurs ennemis en esclavage ou à l’état de cadavres.
Faolan est un survivant. Sauvé par Torok, le fils du vainqueur, il a été témoin du massacre de sa famille et doit depuis vivre dans l’ombre de son sauveur et bourreau. Lorsqu’arrive la nouvelle compétition, Faolan en profite pour briser ses chaînes et laisser libre court à son envie de vengeance. Mais parviendra-t-il à surmonter les épreuves qui se dresseront sur son chemin ?
 
L’univers créé par Aurélie Wellenstein était très original. Tout était saturé de noirceur, que ce soit au niveau des décors ou des personnages.
Parlons des paysages… L’auteure a choisi d’instaurer son intrigue sur des îles. La première, où vivent les clans, est dévastée par la sécheresse. La nourriture s’est faite rare et la famine menace. La deuxième, celle où se déroule la majeure partie de la compétition, est un endroit envahi par la végétation et les animaux sauvages où les clans ne peuvent habiter à cause de leurs croyances.
Grâce à ces paysages rarement exploités en fantasy, le lecteur a l’impression de découvrir un récit d’aventures teinté d’imaginaire et de légendes anciennes. Dépaysement garanti !
 
Quant au personnage principal, je l’ai trouvé très déstabilisant. Faolan est un adolescent gringalet, au corps marqué par des années d’esclavage et de maltraitance. S’il essaye de se montrer combattif et d’entretenir les flammes de sa vengeance, il ne fait cependant pas le poids face à ses tortionnaires. Son affaiblissement est voyant et le jeune homme est le sujet de nombreuses moqueries. Les ennuis se succèdent et Faolan devra faire preuve de sauvagerie pour rester en vie. Victime d’hallucinations et de crises de frénésie, le héros va très vite balayer sa fragilité au profit d’émotions plus égoïstes et destructrices. Dès lors, ce protagoniste va s’avérer très difficile à cerner et ses agissements créeront de nombreux rebondissements tout au long du récit. Sera-t-il prêt à renier ses principes et ses valeurs, à devenir un monstre sanguinaire pour remporter la compétition ?
La psychologie de ce héros, qui se développe au fur et à mesure de sa quête, est vraiment exceptionnelle. Faolan est un héros aussi attachant que déstabilisant. 
 
L’auteure n’a pas pris de pincettes pour raconter cette histoire. Ainsi, de nombreux passages se révèlent sanglants et morbides, heurtant la sensibilité du lecteur. Les style d’écriture est très fluide. Aurélie Wellenstein ne s’attarde pas sur des descriptions trop longues. En quelques mots, elle parvient à résumer l’essentiel pour ensuite passer à des scènes plus dynamiques et addictives. Le roman se lit donc à un rythme endiablé. Les actions s’enchaînent sans discontinuer jusqu’à une conclusion magistrale qui sort des sentiers battus.
 
Vous l’aurez donc compris, ce roman m’a énormément plu et j’ai passé un incroyable moment de lecture. Pourquoi donc n’ai-je pas décerné de coup de cœur à ce texte ? Tout simplement parce qu’un aspect du scénario m’a semblé trop classique, trop facile. En effet, la compétition mise en scène par l’auteure consiste à survivre car à la fin, il ne doit rester qu’un seul vainqueur. Ce cas de figure est fréquemment utilisé dans les récits et l’intrigue perdait donc un peu d’authenticité à mes yeux.
 
En résumé, il s’agit d’un roman morbide qui met en scène un personnage esclave de son passé et prêt à tout (ou presque) pour recouvrer sa liberté. Je le recommande chaudement !
 
Toutes mes félicitations à Aurélien Police pour cette couverture grandiose et à l’équipe éditoriale pour son travail. 
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